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# Posté le mardi 04 avril 2006 12:33

Les Antilles, une chance pour la France

Entretien avec Nicolas Sarkozy
Ministre d'Etat, de l'Intérieur et de l'Aménagement du Territoire
Président de l'UMP
France Antilles
Mercredi 7 décembre 2005


Monsieur le Ministre, vous venez de prendre la décision de reporter votre voyage aux Antilles. Pourquoi?

J'ai longuement préparé ce voyage qui revêt, à mes yeux, une importance toute particulière compte tenu des enjeux en cause et des attentes des Antillais dans les domaines de ma responsabilité. Or, je constate que des polémiques, qui tiennent pour l'essentiel à des malentendus liés à la loi du 4 février 2005, mais qui sont bien réelles, suscitent une émotion particulière.

Les conditions de sérénité d'un travail collectif nécessaire pour traiter efficacement des questions fondamentales pour les Antillais que sont la sécurité, le développement économique et l'emploi ne me paraissent pas, dans ces conditions, aujourd'hui réunies. J'ai, par conséquent, décidé de reporter mon voyage de quelques semaines. C'est une question de respect vis-à-vis de ceux qui attendent des vraies réponses aux vrais problèmes quotidiens.

Les visites du ministre de l'Intérieur aux Antilles sont rares. Je pense qu'il faut qu'elles soient de vrais moments de dialogue et d'échange.

En attendant, je fais une proposition : celle de recevoir les élus des Antilles, toutes tendances confondues, afin que nous puissions parler des motifs d'émotion qui sont les leurs.

Vous avez employé des mots forts comme "racaille" et "kärcher" qui ont heurté certaines sensibilités en Outre-mer. N'était-ce pas maladroit ? Qu'avez-vous à dire là-dessus ?

Je pense qu'il s'agit d'un mauvais procès. Chacun sait bien dans quelles conditions particulières j'ai utilisé ce mot. J'ai désigné les voyous : c'est tout. Vous savez, aux yeux des intellectuels parisiens, j'ai un énorme défaut : je parle comme tout le monde. Je ne suis pas un adepte de la langue de bois. On me dit que j'ai choqué en parlant de « racailles ». Personnellement, je pense que c'est de parler sans nuances des « jeunes » en général pour désigner en réalité une minorité de casseurs et d'incendiaires qui n'est pas juste. Les Français en ont assez du politiquement correct. Il faut avoir le courage d'appeler les choses par leur nom. L'immense majorité des jeunes ne sont évidemment pas des délinquants. C'est les insulter que de parler de « jeunes » pour désigner les auteurs de ces crimes et de ces délits.

J'ajoute que je ne peux pas laisser dire qu'en employant le terme de « racailles », j'aurais en fait voulu stigmatiser certaines personnes en raison de leurs origines. Ceux qui laissent entendre cela sont malhonnêtes, car s'il y a bien quelqu'un sur la scène politique qui porte le combat contre les discriminations raciales et pour la reconnaissance de la diversité c'est bien moi. Qui, pour la première fois, a parlé de la nécessité de donner plus à ceux qui ont moins ? Qui a mis sur la table le débat sur la discrimination positive ? Je suis pour que la France assume davantage sa diversité, pour que la fonction publique et la vie politique soient plus à l'image de la société réelle.


Quelle est votre position quant aux réactions de ces derniers jours sur l'esclavage et la colonisation ?


Je sais, en effet, que, depuis quelques jours, des personnes qui nourrissent parfois des arrières-pensées politiques, sont arrivées à créer une polémique sur ce sujet. Il est vrai que, pendant longtemps, la République a soigneusement évité de regarder en face l'Histoire de France. Vous savez, notre pays, comme n'importe quel autre, a connu des périodes sombres et des heures de lumière. En tant que Français, par exemple, on ne peut qu'être très fiers de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen. En revanche, l'esclavage fait partie des événements historiques les plus tragiques de notre Histoire nationale, événements que l'on préférerait bien sûr oublier. Mais la fuite n'est jamais la bonne solution. Il faut avoir le courage d'affronter notre passé et de porter sur lui un jugement sans concessions quand cela se justifie. C'est le cas ici.

En 2001, à l'unanimité, le Parlement a voté une loi faisant de la traite négrière et de l'esclavage un « crime contre l'humanité ». C'est une qualification très forte, à la mesure de la monstruosité de l'acte. L'esclavage n'est rien d'autre qu'une pratique inhumaine, profondément attentatoire au principe de dignité de la personne humaine. D'ailleurs, s'il y a bien un responsable politique, ces dernières années, qui a combattu sans répit les formes modernes de l'esclavage que sont les filières de prostitutions et d'immigration clandestine, c'est moi.

J'ai lu avec beaucoup d'intérêt le rapport du Comité pour la mémoire de l'esclavage, présidé par la romancière Maryse Condé. Je trouve les propositions qui y sont faites tout à fait intéressantes. Pour ma part, l'idée de faire du 10 mai la date officielle de commémoration annuelle de l'abolition de l'esclavage, me semble excellente. Les professeurs auront ainsi l'occasion d'expliquer à leurs élèves les atrocités du « Code Noir » et la face sombre du règne de Napoléon trop longtemps passée sous silence.

Quant à la question de la colonisation, je ne comprends pas vraiment le sens de la polémique qui naît à propos d'une loi définitivement votée en février 2005 et qui n'a suscité à l'époque aucune réaction. Sur le fond, il est clair que la colonisation relève d'un autre temps où des principes aussi fondamentaux que le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes n'étaient pas encore reconnus. C'est un moment révolu de l'histoire du monde. Et pour tout dire, je crois, pour ma part, qu'il doit être possible de lever les ambiguïtés de l'article 4 de la loi.

Quoi qu'il en soit, je pense qu'il est regrettable que le débat gêne le traitement des questions importantes pour l'avenir de la Martinique et de la Guadeloupe que sont la lutte contre l'insécurité, le développement économique et l'emploi. C'est la raison pour laquelle, je reviendrai traiter de ces questions aussi vite que possible, dès que les conditions d'un travail républicain à conduire avec tous, seront réunies.


Quelle est la place de l'Outre-mer dans votre projet politique, pour vous qui songez fortement à être candidat à la candidature suprême ?


Mes voyages officiels aux Antilles se font en tant que ministre de l'Intérieur et de l'Aménagement du territoire.

Il est vrai que l'Outre mer ou plutôt "les outre-mers", représentent une part importante et complexe de notre territoire. Pour arriver à saisir cette réalité complexe, je pense qu'il est nécessaire de ménager un temps d'écoute et d'analyse très en amont car ma vision de l'avenir de l'Outre-mer ne pourra que se nourrir de celle des ultramarins eux-mêmes.

Concernant les Antilles, ce que je peux d'ores et déjà dire, en ayant eu de multiples contacts avec des Antillais restés au pays ou avec ceux résidant en métropole, c'est que je vois l'avenir des Antilles "en grand". J'ai l'intime conviction qu'il y a, dans ces territoires, une vitalité et une richesse que l'on ne trouve pas toujours ailleurs. L'enjeu réside dans le fait de pouvoir définir un projet commun suffisamment fédérateur pour que chacun puisse s'y retrouver et que toutes les énergies soient consacrées à la construction de l'avenir.

Le potentiel est là, dans tous les secteurs, pour peu que l'on fasse clairement le pari exigeant de la qualité afin de se démarquer des concurrents. C'est vrai dans le secteur agricole comme dans celui du tourisme. L'avenir est à l'ouverture au monde et à la coopération régionale et je pense, qu'en la matière, les Antilles sont une chance pour la France.


Vous êtes aussi le patron de l'UMP. Qu'en est-il des rapports entre l'UMP et les partis de la droite martiniquaise et guadeloupéenne (notamment Objectif Guadeloupe) qui tiennent à leur spécificité et leur autonomie ?


Depuis sa création l'UMP est riche de la diversité des familles de pensée qui l'animent. La culture de la diversité et du débat c'est notre quotidien et j'ai voulu que cela soit encore plus fort depuis que je suis élu. Cette absence d'uniformité c'est la garantie de faire naître des talents.

Ces partis sont apparus essentiellement pour répondre à des échéances locales. Je pense qu'à l'heure où c'est un nouveau calendrier politique national qui nous occupe, de très nombreux Antillais voudront rejoindre une aventure qui vise à fonder un nouvel espoir pour tous les Français.

Dans cette perspective, j'ai bien l'intention de leur dire que j'ai besoin d'eux et qu'ils peuvent compter sur moi. Ils trouveront à l'UMP les moyens de se faire entendre et de peser sur les décisions. A l'UMP nous sommes unis et libres.

Pour l'avenir, et dans le respect de ces principes, la relation avec ces partis est possible et normale. L'UMP n'est pas un parti unique et aucun parti ne peut l'être.
# Posté le mardi 04 avril 2006 12:32

Interview de Nicolas Sarkozy Ministre d'Etat, de l'Intérieur et de l'Aménagement du Territoire, Président de l'UMP

Quelles leçons tirez-vous de la crise des banlieues ?

Cette crise a d'abord révélé le souhait des Français de retrouver des valeurs, des valeurs d'équité, de respect de la règle, de bon sens. Les Français veulent que les institutions exercent leurs responsabilités, que les professeurs à l'école, les policiers dans la rue, comme les parents, comme les personnes âgées soient respectés. Que la société fonctionne selon des règles. L'impunité, l'excuse culturelle exaspèrent bien au-delà de ce qu'il est convenu d'appeler la droite traditionnelle. Je constate ensuite que les Français restent un peuple généreux comme il l'a toujours été mais qui ne conçoit pas la générosité à sens unique. Troisièmement, ils se sont rendus compte comme jamais de la nécessité d'une politique de rupture. Le modèle social français, nos dispositifs d'intégration, la politique de la ville, tout cela, ils n'y croient plus ; ils ne voient qu'un système à bout de souffle. Et notre devoir c'est de renouer avec les idéaux qui ont fondé ces politiques, de leur redonner de la réalité.

Quand les jeunes des cités s'en prennent à l'école, ne se retournent-ils pas d'abord contre le symbole de leur échec ?

Non, ils s'en prennent à l'école comme au symbole d'un service public. C'est une façon de dire « ce territoire est le mien », de contester toutes les formes d'autorité ou d'organisation publique au profit des lois de la bande. Ceux qui font cela – que je n'appelle pas des jeunes mais des délinquants - n'ont aucune envie de revenir dans le système scolaire.

Vous estimez donc que cette crise a agi comme un révélateur ?

En tout cas, pour les élites et les médias. Une fois encore, on a pu percevoir le décalage entre le pays réel et le pays virtuel, comme au moment du référendum où les élites étaient sûres que le oui l'emporterait.. On raconte aux Français une histoire qui ne correspond pas à ce qu'ils pensent. Ils rejettent la pensée unique, le préchi-prêcha social démocrate, qui explique la délinquance par la pauvreté, qui de façon excessives privilégie les zones, les territoires plutôt que l'individu. Je suis convaincu qu'on est en train de sortir enfin de Mai 68 et de tous ses slogans. Il n'est plus interdit d'interdire.

Vous ne doutez jamais d'avoir raison ?

Bien sûr que si, mais lorsque pendant le week-end du 6 novembre, le nombre des voitures brûlées est passé de sept cents à mille quatre cents et que les violences se sont étendues à la province je me suis dit : « Ou bien c'est leur loi, ou bien c'est celle de la République. Ce ne peut être que celle de la République ». La durée de la crise a bien été le signe de la gravité de la situation. Et cette gravité montre bien à quel point il est nécessaire de réviser nos schémas de pensée. Les Français du reste en sont bien conscients. Il y a six mois, lorsque je réclamais la responsabilité des juges, je déclenchais un tollé. Aujourd'hui, le garde des Sceaux demande des sanctions contre les magistrats défaillants dans le procès d'Outreau. Qui aujourd'hui défend ce qu'est devenu le modèle social français ? Personne. Quand je parlais de discrimination positive j'étais minoritaire ; aujourd'hui cette idée est majoritaire. Sur le droit de vote des immigrés, qui paient des impôts, aux élections municipales, les Français majoritairement approuvent. Quant à l'axe franco-allemand dont je contestais qu'il soit le moteur exclusif de l'Europe, qui prétend aujourd'hui qu'il est la solution pour ranimer l'Europe ?

Etait-il vraiment opportun de signer « le dépôt de bilan » des ZEP

Qui peut dire que malgré les efforts des enseignants des ZEP elles aient réussi ? Je propose tout simplement que l'on tire les conséquences de l'échec et que l'on mette enfin en place les moyens qui permettront aux élèves de ces zones de s'en sortir.

Pourquoi persistez-vous à critiquer la loi SRU qui oblige les communes à se doter de 20% de logements sociaux ?

Parce que cette règle ne suffit pas. Le problème ce n'est pas le nombre des logements sociaux, c'est l'absence de mobilité sociale. C'est pourquoi je veux renforcer l'accès des plus modestes à la propriété. Chacun doit pouvoir réaliser son rêve de devenir propriétaire.

Beaucoup d'élus se sont inquiétés de la montée de la haine entre communautés...

La haine est d'abord territoriale : une bande s'approprie un territoire et y fait régner la loi de la force, voilà la vérité. Bien sûr qu'il y a du racisme, des discriminations et des inégalités, mais on ne fera pas vivre les banlieues tant que les mafias seront là. Jamais depuis trente ans, on n'a fait autant pour la politique de la ville. Mais ce n'est pas de repeindre les immeubles qui fait vivre les jeunes. On a acheté fort cher le silence pour que les banlieues n'explosent pas et les problèmes n'ont fait que croître.

Vous parlez d'émeutes, le Premier ministre conteste ce terme et évoque des « troubles sociaux »...

Ce qui m'a frappé c'est l'extrême violence de ces manifestations, une violence rarement vue en France. Une boule de pétanque jetée à la tête d'une femme policier, un bus incendié dont une femme, handicapée ne peut sortir, un homme frappé à mort pour avoir voulu photographier un lampadaire... On a procédé à 5200 arrestations. Je pense que nous avons vécu là une minute de vérité : la République a dit « Maintenant ça suffit ». L'événement ce ne sont pas tant les vingt jours d'émeutes que la réaction qu'ils ont provoquée de la part de l'Etat, au nom du peuple.

Mais tout de même les mots ont leur importance

Justement ! Les choses ont changé. Il y a trente ans, on agissait et puis on communiquait. Aujourd'hui c'est l'inverse : si on gagne la bataille de la communication, on peut agir. Je sais : on ne dit plus viols mais tournantes, caïd mais grand frère, émeutes mais troubles sociaux... Pour moi le choix des mots va avec la qualité du diagnostic. On est dans la situation du médecin qui dit au malade qu'il a une grippe par peur de lui avouer qu'il a un cancer. Il faut dire la vérité si l'on veut traiter les problèmes que nous rencontrons.

Dominique de Villepin, récemment, exaltait le respect sans lequel c'est la bagarre, la division. Il vous faisait la leçon ?

J'essaye d'ouvrir la voie à de nouveaux débats. C'est mon rôle et ma responsabilité. Je crois les Français assez lucides pour comprendre et accepter qu'on emploie les mots justes pour décrire la réalité. Tout le monde sait qu'il y a des problèmes graves à dix minutes des centres villes. Oser dire les choses, c'est difficile. Mais il faut le faire. Il n'y a pas deux France, celle qui veut la fermeté et celle qui aspire à la générosité. Ces deux France sont en nous. J'ai demandé la justice et la fermeté, en même temps.

N'assiste-t-on pas à une « dérive droitière » de la société française ?

Une dérive ? Je conteste ce mot employé pour stigmatiser tout ce qui n'est pas conforme à la pensée unique. Je préfère parler du rééquilibrage en faveur de l'effort, du mérite, de la promotion, au détriment du nivellement, de l'assistanat, de l'égalitarisme. Quand on ne parlait pas de dérive droitière, quels étaient les scores du Front national ? Aujourd'hui, il s'effondre dans tous les scrutins.

Certains évoquent pour s'en réjouir, une « dérive républicaine » ?

Méfions-nous des grands mots ! Mais c'est vrai la République n'est pas la pagaille, c'est l'équité au service de l'égalité. Et dans mon esprit une égalité réelle, pas celle qui n'existe que dans les mots.

N'y a-t-il pas une contradiction à être ministre et à défendre une autre politique comme président de l'UMP ?

Non, je suis dans l'action au service des Français, mais cela ne m'empêche pas de penser à l'avenir. Toutes les présidentielles se gagnent sur le mouvement, le projet.

Le Premier ministre considère, lui, que l'UMP pourrait soutenir davantage le gouvernement.

Je ne crois pas que le Premier ministre soit gêné que l'UMP soit le premier parti de France, qu'il gagne toutes les partielles et accueille chaque jour, de nouveaux adhérents. Vous savez, les Ministres pensent toujours qu'ils ne sont pas assez soutenus. Même Alain Juppé le pensait du RPR que pourtant il présidait...

Vous ne pensez pas comme Jacques Chirac que la société française est fragile...

Ce qui est sûr, c'est qu'elle est en panne ! Elle n'est pas si fragile en tout cas qu'on ne puisse rien dire, ni rien faire. Le drame c'est que le débat droite-gauche n'a pas eu lieu en 2002 à cause de la présence de Le Pen au second tour. Du coup, le mandat des Français n'a pas été clair. Voilà pourquoi je me bats pour un projet présidentiel de rupture qui transcende la gauche et la droite.

Beaucoup dans la majorité pensent qu'il a fallu trente ans pour constater l'échec de l'intégration et qu'il faudra aussi longtemps pour en revenir. Vous semblez moins inquiet ?

L'Angleterre s'est redressée, l'Espagne aussi. Ce qu'ont fait les autres, nous pouvons le faire car notre peuple a d'immenses ressources. Je crois en lui. Je ne crois pas à la fatalité. Ou alors il faudrait renoncer à la politique.
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# Posté le mardi 04 avril 2006 12:28

Solution

Solution
Voilà la solution aux problèmes dans nos banlieues... Et que Sarkozy applique d'ailleurs, pour le bien de la France!!!




VOTEZ POUR SARKOZY AUX PRESIDENTIELLES DE 2007 !!!
# Posté le mardi 04 avril 2006 12:23
Modifié le dimanche 22 juillet 2007 17:00

Scandale

Scandale
C'est scandalique! Je viens de découvrir qu'en novembre dernier, M. Nicolas SARKOZY a été insulté par un jeune homme irrespectueux.
# Posté le mardi 04 avril 2006 12:19
Modifié le dimanche 22 juillet 2007 08:38